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L’aspiration première d’Axel Sanson est celle du concept de vérisme : la représentation réaliste du quotidien. Le dessin est le médium idéal pour une approche au plus près du réel. Tout se joue au niveau du matériau : un critérium est plus adapté à cette recherche que des pinceaux brosse. Le processus de création débute avec la découverte d’une image, pour ses thèmes abordés ou au contraire inexplorés. Ces images sont issues d’un inconscient collectif. Il les puisent dans des registres ayant déjà quelques décennies derrière eux. Prises hors de leurs contextes, elles ne sont reconnaissables qu’aux détails. Ce n’est pas son imaginaire qui est traduit dans ses oeuvres : les références ou images (Christine de Stephen King, crash de l’avion de Buddy Holly) en elles même sont intelligibles pour tous, chacun peut l’interpréter selon ses mémoires. Le général aboutit au personnel par un système de connivences. L’interaction est sous-jacente entre auteur et spectateur. Les dessins sont composés par deux images. Une première, au crayon, s’impose comme une sorte de maquette, étant par définition une copie conforme du réel, une réalité pourtant tout ce qu’il y a de plus factice car ce n’est qu’une reproduction. Superposée à celle-ci s’insitue un désir, en couleurs, qui n’est réprimé par aucune convention ou un quelconque consensus, puisque qu’ issu de l’inconscient, dépourvu de toute censure. La représentation se lit sur différents plans : la représentation de la réalité, la représentation mentale d’un fantasme, et la représentation picturale de l’artiste qui met tout en oeuvre pour que ce sentiment de réel tienne la route. Une sorte d’illusion théatrale qui n’est brisée à aucun moment. Mais finalement ce n’est ni le réalisme ni le fantasme qui sont au coeur de son travail mais l’individu qui est à l’origine de ces créations de l’esprit.
texte : Hermance Coudreau
Axel Sanson est représenté par la Galerie Issue, galerie spécialisée en Art Urbain, Arts Graphiques et Illustration |